Le Président Donald Trump a annoncé jeudi 5 mars 2026 avoir écarté Kristi Noem de la direction du département de la sécurité intérieure (DHS), première membre du Cabinet à quitter ses fonctions depuis le retour du président à la Maison-Blanche.

Cette décision fait suives aux auditions catastrophiques devant le Congrès cette semaine où républicains comme démocrates l’ont sévèrement interrogée sur deux dossiers explosifs.

D’abord, la gestion des opérations fédérales à Minneapolis en janvier. Deux citoyens américains – une mère de famille et un infirmier – ont été tués par des agents fédéraux. Noem les avait immédiatement qualifiés de « terroristes domestiques ». Des affirmations contredites par des vidéos, et elle a refusé de s’excuser.

Ensuite, sa gestion budgétaire, notamment un contrat publicitaire de 220 millions de dollars pour encourager les départs volontaires d’immigrants.

Trump l’a renvoyée vers un nouveau poste d’« envoyée spéciale ». Pour la remplacer, il a choisi le sénateur de l’Oklahoma Markwayne Mullin, un ancien combattant de MMA proche de l’agenda sécuritaire de l’administration.

Ce limogeage intervient à un moment critique pour la communauté haïtienne. C’est sous Noem que les procédures pour mettre fin au TPS pour plus de 350 000 Haïtiens ont été engagées. La question est désormais de savoir si Mullin, s’il est confirmé, maintiendra ou infléchira cette politique. Une décision que des milliers de familles haïtiennes attendent avec anxiété.