Le président américain Donald Trump a assuré lundi que la guerre menée par les Etats et Israël contre l’Iran toucherait « bientôt » à sa fin, dix jours après le début du conflit, tout en menaçant Téhéran de frapper « beaucoup plus fort » en cas de représailles. Devant la presse à Miami, le président américain a dressé un bilan détaillé de l’offensive menée avec Israël : « plus de 5 000 cibles » frappées, des « lanceurs de missiles iraniens pratiquement éliminés » et des « dizaines de bombes de 900 kilos » larguées par des B-2. Une opération « sans précédent », selon lui, qui serait « bien en avance » sur le calendrier prévu. Mais le discours a rapidement changé de tonalité. Donald Trump a multiplié les avertissements : si l’Iran tentait de bloquer le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le pétrole mondial, les États-Unis frapperaient « beaucoup, beaucoup plus fort ». « Je ne laisserai pas un régime terroriste tenir le monde en otage », a-t-il lancé, assurant même que Washington pourrait « détruire l’Iran en un jour ». Interrogé sur la contradiction avec son secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, qui évoquait « le début » de l’offensive, le président a balayé la remarque : « En fait c’est pareil ! » Derrière ces déclarations, les objectifs réels restent flous. Officiellement, il s’agit de neutraliser les capacités balistiques iraniennes et d’empêcher Téhéran d’accéder à l’arme nucléaire. Mais Donald Trump a aussi laissé entendre une issue plus radicale : « Le régime des mollahs va bientôt être éliminé. » Il a également évoqué un appel avec Vladimir Poutine, qui « veut aider » au Moyen-Orient, et s’est dit « déçu » par la nomination de Mojtaba Khamenei comme nouveau guide suprême iranien. Sur l’attaque meurtrière contre une école iranienne ayant fait 168 morts, imputée par Téhéran à un missile américain, le président s’est contenté d’indiquer qu’une « enquête est en cours ». Navigation de l’article Guerre au Moyen-Orient : Washington assouplit temporairement certaines sanctions pétrolières Le Premier Ministre Alix Didier Fils-Aimé en visite au Chili