La Cour suprême des États-Unis a accepté lundi de se pencher sur le fond du dossier du statut de protection temporaire (TPS) pour plus de 350 000 Haïtiens, mais a refusé la requête d’urgence de l’administration Trump qui demandait la suspension immédiate des protections, selon des informations du CBS News relayées par CTN. Les Haïtiens concernés conservent donc leur statut et leur droit de travailler jusqu’à ce que la Cour rende sa décision finale, attendue pour juin ou juillet prochain. Les plaidoiries sont prévues pour fin avril. Le gouvernement Trump avait demandé une intervention d’urgence, arguant que ces cas étaient juridiquement comparables à ceux du Venezuela, pour lesquels la Cour avait déjà autorisé la fin du TPS. Mais les juges ont cette fois choisi la voie ordinaire, laissant en vigueur les décisions de justice qui bloquent actuellement la suppression du statut. Dans le cas d’Haïti, la décision de l’administration de mettre fin au TPS avait été gelée le 2 février par la juge fédérale Ana Reyes, à Washington. Cette dernière avait estimé que la décision de l’administration était probablement motivée, en partie, par des préjugés raciaux. Elle avait cité des déclarations du président Trump et de son ancienne secrétaire à la Sécurité intérieure qualifiant les immigrés de « criminels », ainsi que les fausses allégations sur les Haïtiens de Springfield, dans l’Ohio. L’administration avait fait appel, sans succès. Elle s’est donc tournée vers la Cour suprême, qui a donc accepté de trancher, mais sans se précipiter. D’ici là, les protections restent en vigueur. Une décision qui concerne également environ 6 000 Syriens, dont le cas était lié à celui d’Haïti dans cette procédure. Cette affaire s’inscrit dans un combat plus large : l’administration Trump a entrepris de supprimer le TPS pour au moins 13 des 17 pays bénéficiaires, touchant plus d’un million de personnes. La décision de la Cour suprême, cet été, sera donc déterminante pour l’avenir de milliers de familles haïtiennes. Navigation de l’article Arrestation samedi d’Arnel Bélizaire : il avait déposé le dossier de son parti au CEP deux jours plus tôt Le Collectif du 4 Décembre réitère sa demande de mise en place d’une Chambre de Contrôle de la Transition