Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme indique qu’au moins 3,301 personnes ont été tuées entre mars 2025 et janvier 2026 dans le cadre d’opérations menées contre les gangs.

Dans un rapport publié le lundi 23 mars, l’organisme souligne que ces interventions, conduites par les forces de sécurité, ont également fait plus de 1600 blessés. Il cite qu’une proportion notable des victimes concerne des civils, atteints lors d’échanges de tirs ou par des balles perdues.

Le rapport souligne que ces opérations représentent une part majoritaire des violences recensées sur la période. Il met en évidence des préoccupations liées à l’usage de la force, parfois excessif ou disproportionné.

Globalement, au moins 5 519 personnes ont été tuées et 2 608 blessées entre le 1er mars 2025 et le 15 janvier 2026, selon les chiffres communiqués par le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme.

Les gangs ont fait 1 424 morts et 790 blessés tandis que les opérations des forces de l’ordre ont provoqué 3 497 morts et 1 742 blessés. Les victimes liées aux groupes d’autodéfense s’élèvent à 598 morts et 76 blessés

Concernant les opérations sécuritaires, le rapport met en cause l’implication des moyens aériens, à savoir des drones, sans le respect des normes internationales.

Face à cette situation, l’ONU appelle les autorités à diligenter des enquêtes indépendantes, rapides et impartiales. Le but est d’établir les responsabilités, d’assurer la justice pour les victimes et de garantir le respect du droit à la vie dans les interventions sécuritaires.