Le réseau national de défense des droits humains (RNDDH) s’insurge contre la complaisance des autorités de l’État face aux attaques meurtrières des gangs armés notamment celle de Jean Denis dans la nuit du 28 au 29 mars 2026 dans Le bas Artibonite ayant coûté la vie à au moins soixante-dix (70) personnes. « Des femmes, des enfants, des personnes du troisième âge, et d’autres vivant avec une déficience », ont été massacrés, a dénoncé dans un rapport l’organisme de défense des droits humains, ajoutant que des maisons et des commerces ont été incendiés alors que de nombreuses familles ont été obligées de prendre la fuite. Certains cadavres ont été récupérés et enterrés par leur famille le jour même du massacre tandis que d’autres ont été déposés à la Morgue Beaubrun ou à l’Oiseau funèbre, deux maisons funéraires à Saint-Marc, situées respectivement non-loin de la Prison civile de Saint-Marc et à Portail Guêpe. Dans ce rapport rendu public, le samedi 11 avril 2026, le réseau national de défense des droits humains informe avoir recensé également 30 personnes blessées par balles ou à l’arme blanche, une disparue et au moins vingt-trois immeubles incendiés par les bandits armés, parmi lesquels des résidences familiales et des commerces. Plus de 5000 personnes ont été contraintes de quitter les localités de Jean Denis et Pont Benoît, dans la commune de Petite Rivière de l’Artibonite, à la suite de l’attaque meurtrière du gang de Savien, selon l’Organisation internationale pour les migrations. Certaines parmi les victimes se sont rendues chez des proches, au centre-ville de Saint-Marc, à Bokozèl, 5ème section commune de Saint-Marc alors que d’autres sont allés à Chawon, dans la commune de Marchand Dessalines, a précisé le RNDDH. Par ailleurs, l’organisation reproche aux responsables de l’institution policière le fait de se balader dans les médias, affirmant que le bilan du massacre était de 16 morts, 10 blessés et des maisons incendiées. Devant l’augmentation de la violence, le RNDDH appelle les autorités à prendre toutes les dispositions nécessaires pour rétablir la sécurité sur l’ensemble du territoire national. Il préconise également d’équiper les unités spécialisés de la police nationale notamment celles déployées dans le bas Artibonite avec des matériels et équipements permettant une traque efficace des gangs criminels. Le RNDDH préconise aussi de venir en aide financièrement aux victimes et aux familles des victimes du massacre de Jean Denis, et d’effectuer une vérification complète des agents de l’Unité Départementale de Maintien d’Ordre (UDMO), car ils sont fréquemment perçus comme complices des bandits armés. Laisser un commentaire Annuler la réponseVotre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *Commentaire * Nom * E-mail * Site web Enregistrer mon nom, mon e-mail et mon site dans le navigateur pour mon prochain commentaire. Inscrivez-vous pour recevoir notre lettre d’information ! Navigation de l’article Remise chèques, clinique mobile: Le MAST soutient les personnes les plus vulnérables Drame à la Citadelle: Le maire de Milot sous les verrous et le DG Nord de l’ISPAN a pris la fuite à la suite de son arrestation