Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a rencontré, le dimanche 07 juin 2026, les  membres  du Conseil électoral provisoire. Le chef du gouvernement était accompagné de trois ministres, de son directeur de cabinet et de deux de ses conseillers.

Les discussions ont principalement porté sur le décret électoral publié le 2 juin 2026 ainsi que sur les dispositions nécessaires à l’organisation des prochaines élections. Les échanges ont mis l’accent également sur la nécessité de garantir un processus électoral libre, inclusif, transparent et crédible, répondant aux attentes de la population haïtienne.

Les deux parties ont convenu de poursuivre le dialogue et de renforcer leur coordination afin d’assurer une meilleure avancée du processus électoral, à la suite des frictions entre le gouvernement et le CEP, après la décision du pouvoir exécutif de nommer et installer directeur général au sein de l’institution électorale.

Il est à  noter qu’Uder Antoine  a été installé au poste de directeur général  de l’institution électorale vendredi dernier, malgré l’opposition exprimée par le  CEP.  

Il se dit conscient de la lourde responsabilité qui lui a été confiée en cette période de crise globale et a pris l’engagement de travailler en étroite collaboration avec tous les membres de l’institution électorale animés de la volonté d’aller dans la bonne direction.

La nomination et l’installation d’Uder Antoine à la direction générale du CEP suscitent de vives critiques. Plusieurs structures politiques dont EDE, Nouvelle Orientation et le RDNP, ont vivement critiqué cette décision et  plaidé  pour le rétablissement de l’indépendance.  Dans une note conjointe, elles dénoncent ce qu’elles considèrent comme une rupture de l’ordre démocratique et accusent le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé de vouloir s’approprier le processus électoral au profit d’intérêts partisans.

De son côté, le Dr Jean Ardouin Louis-Charles, coordonnateur du « Nouvel Ordre Politique Haïtien », y voit une volonté du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé de contrôler le processus électoral.  Selon lui, cette décision risque de compromettre la crédibilité des élections et de  plonger le pays davantage dans l’instabilité.

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