L’ancien député Arnel Bélizaire a été interpellé samedi après-midi 14 mars 2026 par la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) dans un hôtel à Pétion-Ville. L’ex-parlementaire faisait l’objet d’un avis de recherche émis le 5 février dernier pour des accusations graves : financement du terrorisme, complot contre la sûreté de l’État, association de malfaiteurs et blanchiment d’avoirs. Son arrestation survient deux jours seulement après avoir déposé au Conseil électoral provisoire (CEP) les dossiers de son parti politique, dans le cadre du processus d’inscription aux prochaines élections. Un timing qui interroge, tant le parcours judiciaire de Bélizaire est émaillé d’affaires depuis plus de trois décennies. Cette nouvelle interpellation rappelle celle du 29 novembre 2019 à Jacmel, où Bélizaire avait été arrêté avec son frère et six complices. Les forces de l’ordre avaient alors saisi un véritable arsenal : trois fusils, cinq pistolets, trois grenades, un masque à gaz, vingt chargeurs, des munitions, de l’argent liquide et du matériel de communication. Transféré en hélicoptère à Port-au-Prince, il était accusé de « complot contre la sûreté intérieure de l’État, de l’Ambassade américaine et de la Brasserie la Couronne ». Entre 1995 et 2011, Bélizaire a connu plusieurs arrestations. Celle du 27 octobre 2011 avait défrayé la chronique : rentrant d’une mission parlementaire en France, il avait été appréhendé sans égard pour son immunité parlementaire, provoquant un scandale politique et la démission du ministre de la Justice. L’ancien parlementaire est également frappé par des sanctions internationales. Le Département d’État américain a désigné Bélizaire en vertu de la section 7031(c) pour corruption significative durant son mandat, le rendant inéligible à l’entrée aux États-Unis, ainsi que sa famille immédiate. Il est accusé d’avoir interféré dans les processus gouvernementaux, contribuant à l’instabilité du pays. Le Canada l’a également sanctionné pour son soutien présumé aux gangs armés. Navigation de l’article Andrésol à Clercine : un signal fort pour des FAd’H plus opérationnelles TPS des Haïtiens : sursis jusqu’à l’été après une décision de la Cour suprême