Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme des Nations Unis s’est déclaré, vendredi 13 février 2026, « extrêmement inquiet » face à l’aggravation de la situation socio-économique à Cuba, un pays confronté à une grave crise énergétique.

« La population cubaine paie un lourd tribut dans un contexte marqué par un embargo financier et commercial qui dure depuis des décennies, mais aussi par les récentes mesures américaines restreignant les livraisons de pétrole », a déclaré la porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU, Marta Hurtado.

Car le cœur du problème, c’est l’énergie. Le pays, très dépendant des importations d’hydrocarbures, subit de plein fouet la baisse des livraisons en provenance du Venezuela. Une pression qui, selon l’ONU, a « des répercussions de plus en plus graves sur les droits humains ».

Concrètement, la pénurie de carburant paralyse les services essentiels. L’approvisionnement en eau, en nourriture et en médicaments est menacé. Dans les hôpitaux, les opérations non urgentes sont suspendues et le personnel est réduit. Depuis lundi, des mesures d’urgence sont en place : rationnement de l’essence, semaine de quatre jours dans les administrations, ou encore cours à distance à l’université.

Face à cette situation, le Haut-Commissaire Volker Türk lance un appel clair à la communauté internationale : lever les sanctions unilatérales. « Des objectifs politiques ne sauraient justifier des actions qui, en elles-mêmes, violent les droits humains », a insisté la porte-parole.

L’ONU craint que ces difficultés économiques n’accroissent le risque de « troubles sociaux » sur l’île. Une aide humanitaire mexicaine est heureusement arrivée cette semaine, et d’autres pays comme la Russie et le Chili ont promis leur soutien. Mais pour l’instant, l’urgence reste totale pour les 9,6 millions de Cubains qui subissent cette crise.