Le Haut Commandement des Forces Armées d’Haïti (FAD’H) a annoncé, par un mémorandum du 23 mars 2026, la cessation sous 72 heures de toutes les missions d’escorte assurées par des militaires au profit d’autorités civiles et d’anciens responsables publics. Cette décision, prise sur instruction du ministre de la Défense, Mario Andrésol, vise à recentrer les FAD’H sur leurs missions régaliennes à savoir la défense de l’intégrité du territoire national et la protection de la population. Cette orientation répond à une exigence de rigueur dans la gestion des effectifs et des moyens, dans un contexte où les besoins sécuritaires sont immenses et où chaque soldat compte sur le terrain. Conformément à la décision du Haut Commandement, tous les ordres de mission de protection rapprochée sont déclarés caducs à l’expiration d’un délai de 72 heures à compter de la signature du document, soit le 26 mars 2026. Les militaires concernés devront cesser toute prestation de service auprès des bénéficiaires, qu’il s’agisse d’escortes mobiles ou de gardes statiques. Les commandants d’unités ont reçu l’ordre strict de veiller à ce que l’intégralité des effectifs sous leurs ordres réintègre leurs casernements respectifs avant l’échéance. Tout manquement ou retard sera sanctionné conformément aux règlements de discipline générale. Par ailleurs, l’État-Major général supervisera la réintégration immédiate et sécurisée de l’armement, des munitions et du matériel roulant utilisés dans le cadre de ces missions. Le mémorandum invite également les bénéficiaires de ces mesures à se tourner vers la Police Nationale d’Haïti (PNH) pour coordonner la prise en charge de leur sécurité par les unités spécialisées compétentes. L’affectation de militaires à la protection de personnalités politiques suscitait de vives critiques au sein de la population. Beaucoup dénonçaient une utilisation disproportionnée des ressources de la défense, qualifiant cette pratique de « privatisation de l’armée ». Ce sentiment s’est intensifié avec l’expansion des gangs armés, alors que les instances de transition avaient multiplié ces affectations au profit de leurs membres et proches, au détriment de la mission première de l’armée. Dans les dispositions finales du mémorandum, le Haut Commandement indique compter sur « le sens de l’État et le patriotisme des personnalités politiques pour faciliter le retour ordonné des militaires concernés ». Le Commandant en Chef par intérim attache une importance capitale à l’exécution stricte et prompte de cette mesure, jugée impérative pour le redéploiement des forces sur les fronts prioritaires de la défense nationale. Navigation de l’article Haïti : La PNH abat une dizaine de bandits au centre-ville et procède à l’ouverture de plusieurs axes 3 millions de dollars offerts par les États-Unis pour des informations sur les activités financières de Viv Ansanm et Gran Grif