Un rapport publié ce mardi 10 mars 2026 par Human Rights Watch révèle que les attaques de drones utilisées par les forces de sécurité Haïtiennes et des sociétés privées ont provoqué des pertes humaines significatives, y compris parmi des enfants, dans des zones densément peuplées de Port-au-Prince et ses environs. L’organisation affirme que 1243 personnes ont été tuées et 738 blessées entre le 1ᵉʳ mars 2025 et le 21 janvier 2026, dont 49 victimes identifiées comme des civils sans lien avec des gangs. Parmi les morts, le rapport dénombre 17 enfants et 43 adultes non impliqués dans des activités criminelles. Les frappes ont touché plusieurs quartiers de la capitale : Delmas, Cité Soleil, Croix-des-Bouquets, Pétion-Ville et Simon Pelé. Ce dernier est cité comme site d’une attaque particulièrement meurtrière ayant coûté la vie à neuf personnes, dont trois enfants. Le rapport de Human Rights Watch indique que les drones employés sont souvent armés d’explosifs et utilisés dans des circonstances où les personnes ciblées n’ont représenté aucune menace. Il le qualifie d’exécution extrajudiciaire illégale. Le rapport souligne par ailleurs que la fréquence des attaques a augmenté ces derniers mois, avec 57 opérations recensées entre novembre 2025 et janvier 2026, contre 29 frappes entre août et octobre 2025, montrant une intensification des frappes de drones dans les zones urbanisées. L’organisation appelle les autorités à mettre en place un contrôle sur l’usage des drones, à conduire des enquêtes indépendantes sur les victimes civiles et à assurer des mesures de réparation pour les familles affectées. Navigation de l’article Le Premier Ministre Alix Didier Fils-Aimé en visite au Chili La sécurité en Haïti au cœur des échanges entre le Premier ministre haïtien Alix Didier Fils-Aimé et le Vice-Président du Salvador, Félix Ulloa