L’Ambassadeur d’Haïti au Chili, Hervé Saint Louis, fait l’objet de graves accusations de corruption. Une commission d’enquête dépêchée par le Ministère des Affaires Étrangères (MAE) s’est heurtée à un mur lors de sa récente mission à Santiago : le chef de poste a systématiquement évité toute rencontre avec les inspecteurs, selon des sources diplomatiques concordantes. Cette obstruction à une mission officielle d’inspection intervient dans un contexte où plusieurs griefs pèsent sur la gestion du diplomate. Les enquêteurs devaient faire la lumière sur des soupçons de détournement de fonds liés à la délivrance de passeports, ainsi que sur une augmentation unilatérale et controversée des frais applicables à certains documents consulaires. Ces pratiques, si elles étaient avérées, porteraient gravement atteinte à la fois aux finances de l’État et aux droits des usagers de la diaspora haïtienne au Chili. Paradoxalement, alors que des flux financiers suspects sont pointés du doigt, la représentation diplomatique haïtienne fait face à d’importantes difficultés financières. Selon des informations, l’ambassade peine à honorer ses charges de fonctionnement courantes. Nommé en décembre 2024 par le Conseil présidentiel de transition, Hervé Saint Louis n’avait officiellement pris ses fonctions que le 12 mars 2025, soit il y a moins d’un an. Selon des sources officielles ayant requis l’anonymat, la désignation de M. Saint-Louis au poste d’ambassadeur au Chili avait été imposée par l’ex-Conseiller-président Louis Gérald Gilles, dans le cadre de tractations politiques qui caractérisent souvent la répartition des postes diplomatiques. Navigation de l’article Serge Gabriel Colin prend officiellement les commandes du MEF dans un climat économique critique Le gouvernement mobilise ses ressources pour mater la résurgence du kidnapping