En visite, ce jeudi 26 mars 2026, à la base des FAd’H de Vertières, à Tabarre, le ministre de la Défense, Mario Andrésol, accompagné du directeur général du ministère, Arnaud Vernant, a dressé un état des lieux de l’institution militaire. Revenant sur le processus de réhabilitation, il a rappelé le retour du ministère en avril 2014 sous l’administration du président Michel Martelly, suivi du décret du 26 octobre 2015 rétablissant les Forces armées d’Haïti (FAd’H). Il a pointé l’absence de continuité à la tête de l’État, le déficit de volonté politique et les réticences de certains partenaires, notamment les États-Unis, qui ont freiné le développement de l’armée. Selon lui, les FAd’H restent aujourd’hui une structure à portée symbolique, avec moins de 2 000 soldats, sous-équipés et mal entraînés, peu aptes à répondre aux nouvelles menaces sécuritaires, malgré leur attachement aux principes républicains. Dans cette perspective, il a annoncé la mise en chantier d’une nouvelle doctrine militaire destinée à encadrer les interventions, renforcer la discipline et clarifier les missions des troupes, tout en améliorant la coordination des forces. Le ministre a fait savoir que des efforts sont en cours pour rendre opérationnelles deux bases : Vertières (Tabarre) et Anacaona, à Léogâne. Cette dernière dispose, selon ses dires, d’une capacité de formation de 600 soldats. Il espère concrétiser ce projet dans un délai de trois mois afin de soutenir le recrutement. Interrogé sur le rôle de l’armée dans la lutte contre l’insécurité à l’approche des élections, Mario Andrésol a indiqué que les FAd’H seront appelées à intervenir dans la pacification des zones sensibles, avec un renforcement progressif des effectifs. Il a dit agir en coordination avec le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, qu’il a qualifié d’engagé sur cette question. Abordant en dernier lieu les difficultés d’intégration au sein des FAd’H, le ministre a reconnu l’existence d’irrégularités et a assuré que des correctifs seront apportés. Par ailleurs, il a profité de l’occasion pour rejeter des rumeurs évoquant un ultimatum donné aux habitants des zones de non-droit pour quitter leurs quartiers, affirmant être conscient de la situation de nombreux citoyens contraints d’y vivre. Dans un communiqué publié jeudi soir par la primature, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a réaffirmé « avec la plus grande fermeté » l’engagement du gouvernement à répondre à l’impératif de sécurité. Le chef du gouvernement a salué la visite du ministre sur la base militaire Vertières. Navigation de l’article Nicolás Maduro maintient sa ligne de défense lors de sa deuxième comparution Haïti-Elections : 282 partis politiques agréés