L’augmentation exorbitante des coûts des produits pétroliers sur le marché local ne cesse de susciter de nombreux commentaires. Depuis le 2 avril, le prix du gallon de carburant a augmenté, passant de 560 à 725 gourdes pour la gazoline, de 620 à 850 gourdes pour le diesel et de 615 à 845 gourdes pour le kérosène. Pour beaucoup, cette décision ne fait que détériorer davantage la condition socioéconomique déjà fragile de la population.

Pour restaurer la sérénité, le leader du mouvement national de transparence « Toutouni », Pascal Ariel, appelle le gouvernement d’Alix Didier Fils-Aimé à traduire ses promesses en actions concrètes pour soulager la détresse de la population face à l’augmentation des prix des carburants dans les stations-service.

Intervenait, ce jeudi 09 avril 2026 sur les ondes de radio Vision 2000, à l’espace « Invité du Jour », le leader politique a appelé les autorités compétentes à mettre en œuvre des actions fermes pour garantir la mise en application du décret de 1995, qui assure une diminution des tarifs des carburants sur le marché local lorsque le coût du pétrole chute de plus de 5 % sur le marché mondial.

Selon Pascal Adrien, la mise en œuvre d’une telle mesure éliminera toute forme de contestation concernant l’ajustement des prix en fonction du marché international. Il soutient que l’État a le devoir de garantir le bien-être de la population, en particulier celle des plus vulnérables. 

À peine une semaine après la décision du gouvernement dirigé par Alix Didier Fils-Aimé, des structures sociopolitiques et personnalités appellent à une baisse des coûts des produits pétroliers sur le sol national, en raison de la chute d’environ 17% des prix du pétrole sur le marché mondial, qui sont tombés en dessous de 100 dollars le baril. Cette situation se produit suite à la déclaration d’un cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran en retour de la réouverture du détroit d’Ormuz.

Ce jeudi, des organisations syndicales, dont Batay Ouvriye, la CTH, la CTSP, la CATH et la FENASE, annoncent trois journées de grève nationale, prévues du lundi 13 au mercredi 15 avril prochains, pour  dénoncer la hausse jugée excessive des prix du carburant sur le marché local. Elles entendent également exiger un salaire de base de 2 500 gourdes pour les ouvriers de la sous-traitance, ainsi qu’unajustement salarial en faveur des enseignants.

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