L’insécurité continue de vider des quartiers entiers de la région métropolitaine. Plus de 3 000 personnes ont dû fuir leurs maisons ces derniers jours à Cité Soleil et à Croix-des-Bouquets, victimes de nouvelles attaques armées. Un chiffre qui alourdit un peu plus le bilan déjà dramatique des déplacés internes en Haïti. Selon l’Organisation internationale pour les migrations, ces nouveaux déplacements sont liés à une intensification des affrontements entre bandes armées, notamment dans les zones de Canaran et de Pierre 6. Depuis le 8 mars, des hommes lourdement armés sèment la terreur, forçant des familles entières à l’exode. Parmi les deplacés, on compte de nombreuses femmes enceintes, des mères allaitantes et des enfants, qui ont tout laissé derrière eux pour sauver leur vie. La majorité d’entre eux, près de 75 %, ont trouvé refuge chez des proches, mais ces familles d’accueil, déjà vulnérables, voient leurs ressources s’épuiser. Les autres s’entassent dans des sites improvisés, où l’accès à l’eau potable, aux soins et à la nourriture est quasi inexistant. Ces 3 000 déplacés viennent s’ajouter à une crise humanitaire déjà gigantesque. L’OIM estime aujourd’hui à plus de 1,45 million le nombre de personnes déplacées en Haïti, un niveau qui se rapproche de celui observé après le séisme de 2010. Et la pression monte aussi dans l’Artibonite, le Centre et le Grand Nord, où les services publics, déjà fragiles, peinent à répondre à l’afflux. Navigation de l’article Le Collectif du 4 Décembre réitère sa demande de mise en place d’une Chambre de Contrôle de la Transition MCI et CNUCED : un partenariat renforcé pour soutenir l’entrepreneuriat et l’investissement en Haïti