Au cours du cinquième mois de l’exercice 2026, le rythme de croissance de l’Indice IPC a enregistré un ralentissement tant en variation mensuelle qu’en glissement annuel. Après s’être établi à 0,9 % en décembre 2025 et en janvier 2026, le taux d’inflation mensuel a atteint 0,8 % en février 2026, portant à 22,1 % en glissement annuel, soit un repli de 1,5 point de pourcentage (pp) par rapport à janvier 20261, a indiqué la Banque de la république d’Haïti (BRH) dans sa note mensuelle d’inflation pour le mois de février 2026. Selon la note, entre octobre 2025 et février 2026, l’inflation cumulée s’est portée à 5,3 % contre 13,8 % à la même période de l’exercice fiscal antérieur, ce qui confirme la baisse des pressions inflationnistes dans l’économie durant cette période par rapport aux mêmes mois de l’exercice fiscal passé. Parallèlement, la moyenne de l’inflation mensuelle au cours de cet intervalle est passée de 2,9 % en 2024-2025 à 0,9 % sur l’exercice en cours. Ce ralentissement peu probant est attribuable à l’évolution contrastée, mais moins marquée, des prix des différentes fonctions de consommation. L’IPC des postes ayant accusé un repli sont notamment: « Logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles » (0,4 % en février 2026 contre 0,9 % en janvier 2026), « Santé » et « Biens et services divers » (0,8 % contre 0,9 % respectivement). Parmi les divisions de consommation dont les taux de croissance de l’indice sont restés inchangés figurent « Produits alimentaires et boissons non alcoolisées » (1 %), « Meubles, articles de ménages et entretien courant du foyer » (0,9 %) et « Communication » (0,2 %). Sur une base annuelle, la progression de l’inflation a été principalement influencée par la baisse des indices de prix dans presque toutes les catégories de consommation. On a noté les baisses les plus marquées dans les domaines suivants : « Logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles » (-5,8 points à 30,3 %), « Boissons alcoolisées, tabac et stupéfiants » (-1,4 point à 10,4 %) et « Produits alimentaires et boissons non alcoolisées » (-1,1 point à 24 %). De plus, les catégories « Produits alimentaires et boissons non alcoolisées » et « Logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles », qui constituent 62,6 % du panier de consommation, ont été les principaux moteurs de la fluctuation des prix, contribuant à 73% de l’inflation mensuelle et 76,9% de l’inflation annuelle. Entretemps, l’indice des prix des produits locaux et celui des produits importés ont chacun diminué en février 2026 par rapport à janvier 2026. Sur une base annuelle, la variation de l’IPC des produits locaux s’est établie à 23,8 % (-1,7 pp), alors que celle des produits importés s’est chiffrée à 19,4 % (-1,1 pp). En tenant compte des zones géographiques, l’inflation mensuelle a connu une baisse dans presque toutes les régions, à l’exception de la région « Transversale » et du « Nord », où elle a maintenu un taux stable de 0,7 %. L’inflation dans la zone « Sud » et celle du « Reste Ouest » a baissé de 10 points de base, atteignant respectivement 0,8 % et 0,9 %, alors que dans l’« Aire Métropolitaine », elle a diminué de 20 points de base pour se fixer à 0,9 %. À l’échelle annuelle, une diminution des tensions inflationnistes est notée sur l’ensemble des régions du pays. En ce qui concerne la tendance générale de l’évolution des prix sur le moyen et long terme, le taux d’inflation sous-jacente mensuel a chuté de 9 points de base depuis janvier 2026, se fixant à 0,79 %. En même temps, l’IPC des produits alimentaires a maintenu un taux de croissance de 1,03 % en février 2026. Par contre, la hausse des prix des produits hors nourriture, boissons et énergie a diminué, reculant de 0,87 % en janvier 2026 à 0,66 % en février. Quant à l’inflation des produits échangeables, elle est demeurée assez constante (0,94 % comparé à 0,95 %). Sur une base annuelle, le composant 6 sous-jacent de l’inflation a atteint 21,8 % comparativement à 22,9 % en janvier 2026. L’atténuation de l’inflation mensuelle constatée en février 2026 est le résultat d’une optimisation des chaînes d’approvisionnement et d’une disponibilité accrue de divers produits alimentaires au sein des principaux centres commerciaux. Cette situation est favorisée par une augmentation modérée des prix des produits importés, soutenue par la stabilité relative du taux de change. Ce dernier est maintenu grâce à l’ardeur des transferts sans contrepartie et aux actions de la Banque centrale sur le marché des changes. C’est l’ensemble de ces facteurs qui a permis d’atténuer les tensions inflationnistes dans l’économie durant le mois en question. Selon les anticipations de la Direction Monnaie et Analyse Économique (MAE) de la BRH, qui prennent en compte les évolutions récentes sur le marché mondial ainsi que leurs implications potentielles sur le marché domestique, une hausse progressive de l’inflation est à prévoir dans les trois prochains mois. Selon les prévisions, elle devrait atteindre 1,6 % en mars 2026 sur une base mensuelle, suivi de 5,2 % en avril et 5,4 % en mai 2026. Par ailleurs, selon les prévisions annuelles, le taux d’inflation pourrait monter à 21,5 % en mars 2026, puis à 24,1 % et 28,2 % respectivement pour avril et mai 2026. Laisser un commentaire Annuler la réponseVotre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *Commentaire * Nom * E-mail * Site web Enregistrer mon nom, mon e-mail et mon site dans le navigateur pour mon prochain commentaire. 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