Crise électorale: l’ex directeur exécutif du Conseil Electoral Provisoire Uder Antoine est interdit d’entrée au siège social de l’institution à Pétion-ville, après sa nomination en Conseil des ministres, le mardi 02 juin 2026, comme nouveau Directeur Général du CEP.

Dans une note signée par 8 des 9 conseillers électoraux et rendue publique le mercredi 03 juin 2026, l’institution électorale entend manifester son opposition à l’établissement d’un poste de direction générale au sein du conseil électoral provisoire. Patrick Saint-Hilaire, représentant de l’Église au CEP n’a pas signé le document.

Le CEP dit avoir appris via les réseaux sociaux le choix d’Uder Antoine par le gouvernement pour occuper ce poste pour représenter le gouvernement au conseil électoral provisoire. Pour plus d’un, la présence d’un directeur général, nommé par le pouvoir exécutif au conseil électoral provisoire va compromettre l’indépendance du CEP notamment dans sa mission d’organiser des élections inclusives, libres, honnêtes et transparents.  

Lors de ce conseil des ministres, le gouvernement a adopté le décret électoral malgré les objections formulées par le Conseil électoral provisoire, ouvrant ainsi un nouveau front de tension autour du processus électoral. Le CEP estime  que ce texte ne répond pas  aux exigences constitutionnelles.

Les conseillers électoraux ont pris connaissance de ce décret quelques heures avant son adoption lors d’une rencontre d’information organisée par le gouvernement afin d’informer les membres du CEP de sa décision d’adopter et de publier un Décret électoral, a précisé le CEP dans une note.

Ce document, présenté pour la première fois aux Conseillères et Conseillers, est totalement différent du projet de Décret électoral soumis d l’Exécutif par le CEP, le 24 avril 2026. Cette démarche confirme le caractère inconstitutionnel de la décision de la Primature qui viole le principe d’indépendance de tout Conseil électoral.

II est important de signaler que I‘initiative d’élaboration du projet de Décret électoral relève de la compétence exclusive du CEP. Ainsi, les membres du CEP expriment leur désaccord avec le Premier ministre quant à l’application d’un texte qui n’obéit pas aux exigences constitutionnelles.

Le Conseil électoral provisoire réaffirme son engagement de garantir la légitimité du processus électoral et de conduire ledit processus de manière inclusive et impartiale, dans le strict respect des principes d’indépendance, de transparence, et de responsabilité démocratique, dans l’intérêt  supérieur de la Nation.

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