Le « Kolektif Ayisyen Afwo Desandan » (KAAD) réclame le retour des objets culturels et historiques, qui font partie de notre identité, et qui ont été dérobés ou exposés dans des musées et établissements à l’étranger. « Ils ont été dépouillés uniquement dans le but de dérober une partie significative de notre histoire en tant que peuple qui a subi l’esclavage. » « Le patrimoine documentaire, associé à la lutte historique des peuples d’ascendance africaine, ainsi que les documents fondateurs de l’histoire d’Haïti tels que les manuscrits anciens et les reproductions archivées de la déclaration d’indépendance de 1804, doivent aussi être restitués », a déclarée Marie Rosie Auguste Ducénat, membre du KAAD. Elle a fait ces déclarations à la 5e session du Forum des peuples d’ascendance africaine, qui s’est tenue du 14 au 17 avril 2026, aux palais des Nations, à Genève en Suisse, sous les auspices du Haut-commissariat des Nations unies aux droits humains, en vue de la promotion des droits des afro-descendants et du renforcement de la lutte contre le racisme. Les discussions de cette 5ᵉ session porteront notamment sur la justice réparatrice et les héritages historiques, les droits économiques, sociaux et culturels des Afrodescendants, la participation politique et la représentation, les stratégies de développement durable et d’inclusion et le renforcement de la coopération internationale et des mécanismes institutionnels. L’efficacité de ce forum sera liée à sa capacité à consolider les processus de responsabilité et de suivi de ses recommandations. Le KAAD préconise donc l’établissement d’un mécanisme de suivi clair et détaillé pour surmonter les barrières qui entravent la participation des communautés afro-descendantes à ce genre d’activités. La défenseure des droits de l’homme préconise aussi la mise en place d’un système de financement indépendant, géré de façon transparente par le haut-commissariat des Nations Unies, dans le but d’appuyer l’engagement des organisations de la société civile, en particulier les jeunes. Elle recommande finalement l’examen des modalités de sessions mobiles ou régionales, mises en place dans les régions où la présence des populations d’ascendance africaine est significative, afin de minimiser les entraves liées à l’acquisition de visas et aux frais de déplacement. La participation de KAAD à ce forum international de haut niveau confirme son dévouement à représenter les Afrodescendants haïtiens dans les instances multilatérales et à prendre part activement aux débats mondiaux relatifs aux droits de l’homme, à la justice raciale et au développement. La délégation de KAAD comprenait une dizaine de membres d’origine haïtienne provenant de divers pays, dont Haïti, les États-Unis, l’Allemagne, l’Italie, le Chili, l’Argentine et d’autres régions de la diaspora. Cette activité géographique manifeste le désir du groupe de promouvoir une démarche transnationale, en relation avec les diverses réalités des communautés haïtiennes afrodescendantes à travers le monde. Ce forum annuel, en 2025, avait coïncidé avec le bicentenaire de la publication du roi français Charles X de l’ordonnance exigeant d’Haïti le paiement d’une rançon pour reconnaitre son indépendance. Laisser un commentaire Annuler la réponseVotre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *Commentaire * Nom * E-mail * Site web Enregistrer mon nom, mon e-mail et mon site dans le navigateur pour mon prochain commentaire. Inscrivez-vous pour recevoir notre lettre d’information ! Navigation de l’article Haïti-Elections: Les signataires du pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections plaident en faveur la redynamisation du processus électoral À la tribune de l’ECOSOC, Sandra Paulemon appelle à une réforme audacieuse des systèmes internationaux de financement