À seulement quatre mois de la date prévue par le conseil électoral provisoire pour la tenue du premier tour des législatives et de la présidentielle de 2026, des signataires du Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections dénoncent des retards enregistrés dans le processus électoral. Les préoccupations des signataires surgissent notamment à la suite du report des opérations d’inscription des électeurs et d’enregistrement des candidats, initialement prévues pour les 1er et 13 avril 2026.

À travers cette décision le CEP entendait harmoniser le décret électoral  avec le Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections conformément  à l’arrêté, pris en conseil des ministres  le 24 mars 2026, lui demandant de « prendre toutes les dispositions nécessaires, en ce qui le concerne, pour l’application des dispositions des articles 12 et 14 du Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections ». 

Dans une déclaration conjointe, ces acteurs politiques font allusion aussi au projet de budget proposé par le CEP le 26 mars 2026, estimé à 250 millions de dollars américains, une somme considérée comme excessive comparée aux précédentes élections de 2016, qui avaient représenté un coût d’environ 50 millions de dollars.

Un autre point soulevé concerne l’insuffisance de fonctionnalité des structures déconcentrées de l’organisme électoral. Selon eux, en dépit de plusieurs évaluations onéreuses depuis octobre 2024, les bureaux électoraux au niveau départemental et communal ne sont toujours pas fonctionnels, et la création des listes électorales générales par commune n’a pas été initiée.

Les signataires considèrent que le ralentissement du processus électoral et la non-adhésion au calendrier prévu vont à l’encontre des directives du Pacte national, en particulier celles concernant le renforcement institutionnel et l’établissement d’une administration électorale moderne, transparente et digne de foi, face à ces dysfonctionnements.

Face à ces constats, les partis signataires du Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections dont ASE, PHTK, OPL et CAHDOA, ces acteurs politiques appellent à une concertation entre les acteurs concernés dont le CEP et le gouvernement en place en vue de redynamiser le processus, renforcer la capacité opérationnelle De l’institution électorale et crédibiliser le processus par la mise en place d’une administration électorale professionnelle, compétente, efficace et moderne.

Il est à noter que le Conseil électoral provisoire a prévenu que la décision d’aligner le décret électoral avec le Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections aurait des répercussions significatives sur le calendrier électoral.

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